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Modèle et corpus

Pour appréhender les expressions référentielles et les chaînes de référence, la démarche suivie est une combinaison des méthodes de la linguistique (notamment diachronique), de la linguistique de corpus outillée et de l'analyse statistique de données textuelles. Une fois les phénomènes définis sous la forme de choix de marquables et d'un schéma d'annotation, il s'est agit d'annoter manuellement un ensemble de textes répartis selon les périodes et les genres textuels retenus. Des expérimentations ont permis d'affiner les choix et de rédiger un manuel d'annotation, mis à l'épreuve par des séances d'annotation chronométrées et des calculs d'accords inter-annotateurs. Le corpus final, comme toutes les productions du projet, seront mises à disposition librement, avec des licences Creative Commons à préciser (en mars 2019).

Le premier livrable déjà rendu à l'ANR correspond à la méthodologie d'annotation. Il inclut le manuel d'annotation dont il est question plus haut. Ce livrable est disponible en PDF ici.

Etat de l'art et positionnement

De nombreux travaux ont porté sur les chaînes de référence (CR) ainsi que sur le problème de la référence. Le problème de la référence a mené à trois types d’approches :

  1. Les approches, souvent mais pas exclusivement monographiques, en sémantique grammaticale référentielle visant à décrire le contenu descriptif et/ou les instructions délivrées par les différentes catégories d’expressions référentielles : pronom personnel (Kleiber, 1994), pronoms démonstratifs (Cadiot, 1988 ; Corblin, 1987, 1998 ; Charolles, 1995b, 1997b ; Kleiber, 1994 ; Maillard, 1994 ; Sales, 2008) ou corrélés (l’un/l’autre, le premier/le second, Schnedecker, 2006), SN démonstratif (Apothéloz & Chanet, 1997 ; Béguelin, 1998 ; Corblin 1987 ; De Mulder, 1997, 2001, Schnedecker, 2006) ; SN défini (Corblin, 1987 ; Kleiber, 1981, 1988) ; SN possessif (Kleiber, 2009 ; Heinz, 2003) ; anaphores zéros (Li & Thompson, 1979 ; Fillmore, 1986) ; nom propre (Kleiber, 1981 ; Gary Prieur, 1994 ; Jonasson, 1994 ; Leroy, 2004). Ces approches portent aussi bien sur le français contemporain ou ancien (Carlier & De Mulder, 2010 ; Combettes, 2001, 2006 ; Guillot, 2003, 2006, 2007, 2013 ; Marchello-Nizia, 1999, 2006, 2009 ; Perret, 2000 ; Prévost, 2001, 2002, 2010) que sur d’autres langues (Maes, 1996, 2007, Maes & Noordman, 2004) ou des paires de langues dans une optique contrastive (Vanderbauwhede, 2012).
  2. Les approches à caractère discursivo-fonctionnel qui prédisent la catégorie grammaticale d’une expression référentielle donnée en fonction de l’accessibilité cognitive du référent (Ariel, 1990) ou de certains types de transitions référentielles (la Théorie du Centrage ; Walker et al., 1996 ; Cornish, 2000 ; la Hiérarchie du donné, cf. Gundel, Hedberg & Zacharsky, 1993).
  3. Les approches configurationnelles ou relationnelles qui explicitent les liens entre une expression référentielle donnée et sa source, et qui ont mis au jour différents types d’anaphores : anaphore directe vs indirecte (Erkü & Gundel, 1987 ; Schwarz-Frisel, 2007) et, dans ce dernier cas, l’anaphore associative (Schnedecker et al., 1994 ; Kleiber, 2001).

La prise en compte des CR est absente de ces diverses approches. Par nature et par méthode, la 1ère et la 3ième d’entre elles, indispensables pour prédire les conditions d’apparition et d’emploi d’une expression référentielle, peuvent limiter l’analyse à des paires d’unités pour déterminer les contraintes pesant sur l’emploi de l’une d’elles ou caractériser une relation duelle. Quant aux approches du second type, qui ont mis au jour des paramètres importants conditionnant l’emploi des expressions référentielles (saillance, unité, distance, compétition, notamment, cf. Ariel, 1990), elles achoppent sur la réalité des textes qui prend souvent à contrepied leurs prédictions (Cornish, 2000 ; De Mulder, 2000 ; Kleiber, 2001, 2002 ; Schnedecker, 2003) et restent aveugles aux surdéterminations des genres (Toole, 1996).

Par ailleurs, certains travaux, dont les intitulés font explicitement référence aux CR (Schnedecker, 2005 ; Landragin, 2011 ; Schnedecker & Landragin, 2014), éventuellement sous le nom de chaînes « topicales » ou « anaphoriques » (Cornish, 1998 ; Corblin, 1995, 2005), appuient leur analyse sur des maillons sélectionnés ponctuellement sur des chaînes (Corblin, 1983, 2005). D’autres portent sur des maillons-clés, par exemple les 1er et 2ième maillons dans la théorie de Dik (1997). De sorte qu’il n’existe pas, à notre connaissance, de modélisation plus aboutie que celle de Givón (1983, 1989) sur les topiques dits continus (ou référents dit saillants) vs discontinus (référents non saillants). Or, ce type de modélisation montre ses limites dès lors qu’on observe :

  • des états de langue anciens : Perret (2000) montre, en effet, que les chaînes de référents centraux de divers genres du Moyen-Age usent quasi-exclusivement de la répétition (cf. Capin, 2014 ; Glikman, Guillot-Barbance, Obry, 2014) ;
  • des textes à référents non humains non narratifs : ceux-ci apparaissent dans des positions non topicales (complément circonstanciel ou adnominal) (Schnedecker, 2014) sans reprise intra-paragraphique et sont redénommés à chaque paragraphe nouveau ;
  • des langues diverses (cf. Baumer, 2015 ; Celle & Baumer, 2013).

D’où l’intérêt de modéliser les CR pour établir des typologies sensibles aux genres textuels et rendre compte des liens entre les référents d’un même texte.

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